Dans une ruelle de Montgeroult, entre maisons anciennes et jardins bien tenus, l’atelier acao se glisse comme un havre de calme. La lumière entre large par les hautes fenêtres, éclairant des étagères de céramiques en cours de séchage. Les outils sont posés sur de longues tables de bois usé, et l’odeur de l’argile humide flotte dans l’air, sans être envahissante.
Ce n’est pas réservé aux passionnés. Les débutants y trouvent leur place, que ce soit pour un atelier en petit groupe ou une initiation en famille. Les séances durent quelques heures, assez pour découvrir sans se sentir pressé. On se surprend à modeler une tasse ou un bol, même quand on n’a jamais touché à la terre.
Le plus marquant, c’est de voir une forme naître sous ses doigts. Un geste maladroit au début, puis le matériau répond, et la matière devient objet. À la fin, on a quelque chose de concret à rapporter, même si ce n’est que le souvenir du premier contact avec l’argile.