L’atelier se trouve dans un ancien local bordelais, entrepôt réhabilité où la lumière traverse de grandes baies vitrées. Les murs en brique apparente et les étagères débordant d’argiles et d’outils donnent une impression de chantier permanent. L’odeur de terre humide et d’engobes colorés s’accroche à l’espace, comme si les murs avaient tout absorbé.
Ceux qui veulent toucher l’argile pour la première fois y trouveront leur place. Les ateliers durent trois heures, avec des groupes de six personnes maximum pour que le potier puisse suivre chacun. On y vient seul, entre amis ou en couple, parfois pour un cadeau à offrir plus tard. Le tarif reste accessible, même sans expérience préalable.
Les pièces naissent entre les mains, encore fragiles mais déjà pleines de promesses. On repart avec une trace de soi, une forme qui porte l’hésitation d’un premier geste, la chaleur des doigts qui ont modelé le vide. L’émotion est simple : celle de voir la matière se plier à une intention, même modeste.