La Forêt de Rougeau s’étend au bord de la Seine, entre Nandy et Melun. Le matin, l’air est lourd des effluves de champignons et de mousse humide. Les hêtres et chênes centenaires forment des voûtes épaisses, interrompues par des clairières où la lumière du jour tombe en lames dorées. Parfois, un écureuil traverse le chemin d’un bond nerveux. On comprend vite pourquoi les promeneurs locaux préfèrent ce coin aux forêts plus fréquentées.
Ce sentier convient aux familles avec des enfants à partir de six ans, pour une balade d’une heure et demie. Le tracé reste plat et bien entretenu, sans dénivelé marqué. Les groupes sont limités à dix personnes pour préserver le calme. L’accès est gratuit, à deux kilomètres du parking de la base de loisirs.
Le souvenir qui persiste n’est pas la distance parcourue, mais l’impression d’avoir traversé un écrin de verdure hors du temps. Les bruits de la ville s’effacent dès les premiers pas. On se surprend à marcher plus lentement, à observer les détails : une toile d’araignée accrochée à une branche, l’écorce crevassée d’un vieux bouleau. Le retour se fait sans précipitation, comme si la forêt avait donné plus qu’on n’espérait.