La Forêt de Saint-Gobain respire une tranquillité qui n’a rien d’ordinaire. On s’y balade entre des hêtres et des chênes dont les troncs noueux racontent des siècles d’histoire. Les sentiers, tantôt larges, tantôt étroits, serpentent sans se presser, comme pour inviter à la flânerie. Saint-Gobain n’est pas loin, mais ici, on oublie vite les alentours. L’air est chargé d’humus et de résine, un mélange qui colle à la peau et reste en mémoire. Le vent dans les cimes donne une impression de grandeur discrète.
Ce massif s’adresse à tous, pour peu qu’on aime marcher sans objectif précis. Les familles viennent avec des enfants à partir de six ans, les randonneurs expérimentés y trouvent leur compte avec des boucles de 10 à 20 kilomètres. En semaine, c’est calme ; le week-end, les groupes se dispersent sur les sentiers bien balisés. L’accès est libre, mais quelques parkings discrets permettent de s’arrêter sans encombrer les routes.
Ce qui frappe, c’est la lumière qui filtre à travers les frondaisons. Les chants d’oiseaux couvrent les craquements de branches sous les pas. Parfois, un écureuil traverse le chemin en un éclair. On ne compte pas les heures, on suit simplement le rythme de la forêt, jusqu’à ce que le soleil baisse et qu’il faille rentrer.