Les Gorges de Kakuetta s’ouvrent comme une blessure fraîche dans la roche, là où le gave de Sainte-Engrâce a sculpté son lit sur plus de deux kilomètres. L’air y est toujours humide, chargé d’une odeur de mousse et de terre mouillée. Les parois, striées de lianes et de mousses épaisses, retiennent la lumière en une mosaïque de verts changeants. En contrebas, l’eau gronde, tantôt en filet discret, tantôt en chute tonitruante. C’est un lieu où le temps semble suspendu, comme si chaque pierre parlait encore des siècles passés.
Cette balade s’adresse à ceux qui aiment marcher sans se presser, à l’ombre des arbres ou au bord de l’eau. Le parcours fait environ 3 km aller-retour, pour une durée de 1h30 à 2h, accessible dès 6 ans accompagnés. Pas besoin de réservation, il suffit d’acheter son ticket sur place (environ 8 € pour un adulte). Le sentier est large et bien entretenu, mais glissant après la pluie.
On se souvient surtout du silence. Pas l’absence de bruit, mais cette épaisseur particulière, comme si les sons se perdaient dans les gorges. Les rayons du soleil, filtrés par la voûte de feuilles, dansent sur l’eau en mille éclats fugaces. Et puis il y a cette sensation d’être à la fois minuscule et parfaitement à sa place, au milieu d’un monde qui n’a que faire de nos vies pressées.