Le long d’une rue tranquille de Limoges, le café se devine à travers les vitres éclairées où des silhouettes de chats se découpent parfois. L’intérieur sent le bois usé et le café chaud, avec des canapés usés disposés en îlots autour de tables basses. Les murs sont tapissés de photos noir et blanc de matous légendaires, et l’éclairage tamisé donne l’impression de se poser dans un salon où les règles seraient simplement celles de la douceur.
Public varié : ceux qui cherchent une pause loin du bruit de la ville, les étudiants avec leurs carnets, ou des groupes d’amis venus pour une soirée différente. L’accès est libre, mais il faut compter au moins une heure pour profiter sans précipitation des allées et venues des chats. Le prix d’une consommation inclut un temps de présence, et le personnel rappelle discrètement quand il est temps de laisser la place au suivant.
Le silence n’est pas de rigueur ici. On écoute les frottements de pattes sur les parquets, les ronronnements qui couvrent parfois les conversations. Ce qui marque, c’est l’absence de stress : les chats choisissent avec qui ils veulent s’installer, et leur curiosité remplace avantageusement les écrans. Les souvenirs restent ceux des matins où l’on a croisé un persan tigré sur ses genoux, ou des soirs où l’on a oublié l’heure en observant un jeune chat jouer avec une boule de papier.