Bailly-Romainvilliers cache un coin de forêt où les arbres semblent plus hauts, plus vivants. On y marche sans but précis, juste pour sentir l’écorce sous les doigts et le vent qui glisse entre les branches. Les parcours s’étirent comme des veines dans un tronc, discrets mais bien là. Pas de foule, pas de bruit de ville : juste le craquement des branches et le souffle des cimes.
C’est fait pour ceux qui veulent bouger sans se presser. Les débutants trouvent des parcours courts à 15 minutes, les confirmés s’essaient aux tyroliennes de 100 mètres. Les enfants de 3 ans accompagnés montent sur 2 mètres de haut, les plus grands jusqu’à 14 mètres. Comptez 18 euros pour une session d’une heure et demie.
La fatigue vient vite, mais pas comme celle d’un travail. Les mains qui tremblent en atteignant une plateforme donnent une satisfaction immédiate. On oublie les soucis en redescendant, le corps léger et l’esprit clair, comme après une longue marche en montagne.