Au-dessus de Fumay, les forêts des Ardennes déploient un écrin de calme. Les hêtres et les chênes y dressent leurs branches comme des sentinelles, tandis que la Meuse serpente en contrebas. Le vent soulève parfois des nuages de feuilles mortes, et l’odeur de résine colle à la peau. Ici, le paysage se regarde plus qu’il ne se décrit.
Le sentier attire surtout les marcheurs occasionnels ou les familles en quête d’une balade sans difficulté technique. On peut le faire en une heure et demie, sans équipement particulier si ce n’est de bonnes chaussures. Les groupes de six à huit personnes passent bien, et le tarif reste modéré. Aux beaux jours, il commence à se remplir à partir de midi.
La vue sur la vallée, surtout quand le brouillard s’accroche aux versants, reste gravée. On se surprend à compter les oiseaux sans même y penser. Le chemin serré entre les arbres donne l’impression d’avancer dans un livre illustré, où chaque tournant réserve une nouvelle page.