La forêt de Senonches respire l’histoire. Des chênes centenaires y dressent leurs branches comme des bras ouverts, tandis que les étangs cachés réfléchissent la lumière à travers les sous-bois. On y marche entre deux mondes : la ville, à quelques minutes, et une nature qui semble s’étendre sans fin. L’air y est plus humide, les odeurs de mousse et de terre humide collent aux chaussures. Senonches, petite cité tranquille, sert souvent de point de départ à ces balades où le temps s’arrête.
Cette forêt s’adresse à tous, des familles avec des enfants à partir de six ans aux randonneurs aguerris. Les sentiers sont variés : certains, larges et plats, longent les étangs en une heure ou deux ; d’autres, plus accidentés, grimpent vers les hauteurs en trois heures. Les cartes sont disponibles en mairie ou sur place, près du parking principal. La fréquentation est modérée, même le week-end.
Les paysages changent au fil des saisons. Au printemps, les fougères déployées cachent les pierres moussues. En automne, les fouillis de feuilles rouges et jaunes étouffent les pas. On croise rarement d’autres promeneurs. Le plus souvent, on écoute le vent dans les branches ou le cri d’un geai qui s’éloigne. L’absence de foule rend ces moments plus précieux.