Le Parc Wizz'titi s’accroche à la lisière d’Ussac, là où la forêt corrézienne prend des airs de géant endormi. Les chênes, les hêtres et les pins se dressent en gardiens silencieux, leurs branches entrelacées formant une voûte naturelle qui filtre la lumière. L’air est chargé d’une odeur de mousse et de résine, et le silence n’est rompu que par le craquement d’une branche sous un pied ou le rire étouffé d’un enfant. On se surprend à marcher lentement, comme si le temps s’était figé à l’entrée du bois.
C’est un jeu qui se joue en famille ou entre amis, dès 4 ans et jusqu’à 99 ans — à condition de tenir debout. Les parcours s’adaptent : les petits grimpent sur des tyroliennes courtes, les ados défient des ponts de singe instables, et les adultes slaloment entre les plateformes sans trop réfléchir. Réservation obligatoire, car les créneaux sont limités. Comptez 15 euros par personne pour deux heures de pur vertige, et prévoyez des chaussures qui tiennent bien aux pieds.
L’altitude change tout. Le sol semble soudain loin, les bruits de la forêt étouffés par le vent dans les branches. On avance en équilibre, les mains collées aux cordes, les muscles qui travaillent sans qu’on y pense. À mi-parcours, une tyrolienne qui file jusqu’au sol libère un frisson — pas celui de la peur, mais celui de l’adrénaline qui monte. Et quand on redescend, les pieds sur la terre ferme, on se demande déjà quand on reviendra pour un autre tour.