Monpazier est l’une des bastides médiévales les mieux conservées du Périgord, fondée en 1284 par le roi d’Angleterre Édouard Ier. Classée parmi Les Plus Beaux Villages de France, elle conserve encore un plan régulier presque intact, une grande place à arcades, une halle ancienne, des carreyrous étroits et de nombreux bâtiments protégés.
Une bastide modèle du XIIIe siècle
Monpazier a été conçue comme une ville neuve médiévale. Son plan en damier reste très lisible aujourd’hui : rues principales, ruelles secondaires appelées carreyrous, place centrale et îlots d’habitation suivent encore l’organisation d’origine.
La commune compte 32 monuments classés ou inscrits, ce qui explique l’impression d’ensemble particulièrement cohérente lorsqu’on parcourt les rues.
La place des Cornières
La place des Cornières constitue le cœur du village. Elle est entourée de maisons à portiques et d’arcades construites entre le XIIIe et le XVIIe siècle.
La place accueille toujours le marché du jeudi matin, héritier de la fonction commerciale pour laquelle la bastide avait été créée. Cafés, artisans et commerces occupent aujourd’hui les rez-de-chaussée sous les arcades.
La halle et les mesures à grain
Au centre de la place, la halle rappelle l’importance des échanges agricoles. On y remarque encore d’anciennes mesures à grain en pierre, utilisées autrefois lors des marchés.
C’est l’un des détails à observer de près : il donne une dimension très concrète à la vie quotidienne de la bastide médiévale.
Le Bastideum
Installé dans l’ancien couvent des Récollets, le Bastideum est le centre d’interprétation de Monpazier. Ouvert en 2013, il explique l’histoire des bastides à travers maquettes, outils numériques, archéologie et évocations de la vie quotidienne au Moyen Âge.
Une partie présente également les films tournés à Monpazier ainsi que Jean Galmot, aventurier et homme politique né dans la commune.
C’est une très bonne entrée en matière avec des enfants avant de parcourir les rues.
L’église Saint-Dominique
L’église Saint-Dominique est l’un des principaux monuments de la bastide. Son architecture gothique reste volontairement sobre, conformément à l’esprit des villes neuves médiévales.
Elle conserve notamment des stalles du XVe siècle et un portail remanié à la Renaissance.
Une boucle facile de 3 km
La commune propose une boucle des remparts d’environ 3 km, réalisable en environ 1 heure.
Le parcours passe par les carreyrous, la place des Cornières, l’église, le lavoir, la Fontaine des Amours et plusieurs secteurs périphériques. C’est le meilleur moyen de dépasser la seule place centrale et de comprendre réellement le plan de Monpazier.
Avec des enfants
Une aire de jeux gratuite est aménagée route de Beaumont, près de l’école, avec espace pour les plus petits, parcours d’équilibre, tables de ping-pong et terrain multisports.
Elle peut être utile pour couper une visite très patrimoniale, surtout si vous voyagez en famille.
Stationnement
Plusieurs solutions existent autour de la bastide :
- parking près de l’église ;
- Foirail Nord à l’entrée ;
- parking route de Beaumont face à l’école ;
- parking enherbé du Foirail Sud.
Les rues commerçantes du centre sont en zone de rencontre limitée à 20 km/h et certaines places fonctionnent en zone bleue. En période fréquentée, il est généralement plus simple de se garer autour de la bastide puis de tout faire à pied.
Combien de temps prévoir ?
Comptez 1 h 30 à 2 h pour découvrir tranquillement les rues, la place et l’église. Une demi-journée est préférable si vous ajoutez le Bastideum et la boucle de 3 km.
Conseils de visite
- commencez par la place des Cornières et la halle ;
- observez les anciennes mesures à grain avant de partir dans les carreyrous ;
- avec des enfants, commencez ou terminez par le Bastideum ;
- suivez la boucle de 3 km pour comprendre le plan de la bastide ;
- le jeudi matin, venez pour l’ambiance du marché mais attendez-vous à davantage de fréquentation ;
- Monpazier se combine très facilement avec Belvès à 14 km, Villeréal à 13 km ou le château de Biron.
Monpazier vaut surtout pour cette impression rare de parcourir une bastide du XIIIe siècle dont le plan et le cœur urbain sont encore remarquablement lisibles.