Entre Touët-sur-Var et Beuil, la route des gorges du Cians remonte un canyon spectaculaire creusé dans des pélites rouges. Ces roches sédimentaires très anciennes doivent leur teinte lie-de-vin à l’oxydation du fer et donnent aux gorges un aspect presque minéralement irréel.
Pourquoi les gorges sont-elles si différentes de Daluis ?
Les deux sites partagent la même roche rouge, mais le Cians se resserre davantage par endroits. Dans les gorges supérieures, les falaises se rapprochent jusqu’à former les petites et grandes clues, traversées par la route et plusieurs tunnels.
Une découverte qui se fait directement par la route
La RD28 suit le torrent du Cians vers Beuil. Elle permet de traverser les gorges sans randonnée d’approche, avec plusieurs secteurs où la route s’encaisse entre les parois. Le trajet vaut autant pour la géologie que pour les contrastes entre eau, forêt sombre et falaises rouges.
Une route ouverte à la fin du XIXe siècle
L’ancienne route des gorges a été achevée en 1893, contribuant à désenclaver Beuil. Cette histoire explique le tracé spectaculaire encore visible aujourd’hui, taillé dans une gorge particulièrement étroite.
À savoir avant de venir en 2026
Les gorges restent un secteur exposé aux chutes de pierres, aux épisodes météo et aux travaux de sécurisation. Avant de partir, il est prudent de vérifier l’état de la RD28 sur Inforoutes06, surtout après de fortes pluies ou en période de chantier.
Le petit truc en plus
Pour prolonger la découverte, plusieurs randonnées et canyons du secteur permettent ensuite d’entrer plus profondément dans les paysages de pélites rouges, notamment autour de Beuil et du vallon de Challandre.