On se gare devant Sainte-Feyre, et déjà l’air sent l’écorce et la terre humide. Le parc s’étire entre les collines de la Creuse et les cèdres, comme si la nature l’avait posé là pour qu’on s’y pose. Les sentiers montent en douceur, bordés de fougères et de genêts. Les ponts de singe grincent sous les pas, les tyroliennes traversent des éclaircies où la lumière filtre à travers les feuilles. Rien ne presse ici, juste le bruit des branches qui craquent et des rires qui portent loin.
Les parcours conviennent aux familles comme aux amis. Les enfants à partir de 6 ans peuvent s’essayer aux tyroliennes, sous la surveillance des parents. Pour les plus grands, les parcours de niveau intermédiaire ou expert demandent une demi-journée. Compter une vingtaine d’euros par personne, selon le parcours choisi. Un casque est fourni, et l’accès se réserve en ligne pour éviter les files d’attente.
Les mains agrippées à une corde, on oscille au-dessus des cimes. En bas, la forêt semble s’être tue pour nous regarder passer. Les bras tremblaient au début, puis le corps a trouvé son rythme. Quand les pieds touchent à nouveau le sol, il reste cette chaleur dans les épaules, comme après une bonne marche. Le soleil est plus chaud, le vent plus léger. On a juste envie de recommencer, ailleurs, plus haut.