Le Lot serpente entre les falaises calcaires et les forêts de chênes, ici, près de Cajarc. L’eau claire glisse sur les pierres plates, les rochers émergent comme des épaules fatiguées. Le village, accroché à sa colline, veille en silence sur ce paysage où le temps semble avoir oublié de presser. On devine déjà les reflets changeants de l’eau entre les branches, selon l’heure et la lumière.
Ce sont surtout les familles et les groupes d’amis qui descendent le Lot en canoë ou en kayak. Les enfants à partir de 8 ans peuvent s’y essayer, encadrés par un moniteur. Une demi-journée suffit pour une première découverte, une journée complète si on veut explorer plus loin. Compter une dizaine d’euros pour la location d’un canoë, un peu plus pour un kayak.
L’eau contre les doigts, le courant qui entraîne sans effort, les oiseaux qui s’envolent au passage. On oublie vite le bruit des villes. Le paysage se révèle petit à petit, entre méandres secrets et bancs de sable où la pause s’impose naturellement. Le Lot ne crie pas, il murmure et c’est ce qui fait tout son charme.