Entre les monts de la Sainte-Victoire et les vignobles aixois, une piste privée ceinturée de pins regroupe des bolides qui attendent leur tour. L’air sent l’huile chaude et le caoutchouc, même quand le vent souffle du Lubéron. Ici, pas de décor artificiel : juste une ligne droite pour accélérer, un virage sec pour freiner, et le paysage provençal en toile de fond.
Le stage s’adresse aux ados dès 14 ans, accompagnés d’un adulte pour les mineurs. Les sessions durent une demi-journée, avec des groupes de six à huit personnes maximum. Les tarifs tournent autour de 250 euros par pilote, assurance comprise. Pas de taille minimum, mais prévoir des chaussures fermées et des vêtements confortables - les voitures, même fermées, vibrent beaucoup.
Le volant d’une Ferrari est plus lourd que ce qu’on imagine. Les premiers tours hésitent, puis la route s’ouvre. Après l’arrêt, le silence qui suit le rugissement du V12 reste longtemps dans les oreilles. On garde surtout le souvenir des accélérations qui collent au siège, sans avoir besoin d’épilogue.