Dans les Monts d’Ardèche, Le Partage des Eaux utilise une frontière géographique invisible comme fil conducteur d’un parcours artistique à ciel ouvert. Depuis 2017, œuvres contemporaines, mires paysagères et mobilier de design jalonnent environ 100 km le long du GR7, sur la ligne qui sépare les eaux allant vers l’Atlantique de celles rejoignant la Méditerranée.
Comment découvrir les œuvres ?
Le parcours peut se vivre en itinérance ou par étapes. L’ensemble représente environ 5 à 8 jours à pied, mais il est aussi conçu pour être parcouru à vélo ou à cheval. Les principales œuvres sont accessibles séparément en voiture, avec des marches d’approche variables selon les sites.
Parmi les créations installées dans le paysage figurent notamment celles de Olivier Leroi au Mont Gerbier-de-Jonc, Felice Varini à Mazan-l’Abbaye, Gilles Clément à Sagnes-et-Goudoulet et Gloria Friedmann au Moure de l’Abéouradou. Le parcours est complété par des mires qui matérialisent la ligne de partage des eaux.
À savoir avant de partir
Les œuvres sont espacées : 20 à 40 km peuvent séparer deux étapes. Pour une découverte à pied, mieux vaut donc préparer l’itinéraire comme une vraie randonnée et choisir à l’avance les secteurs à relier.
Certaines œuvres demandent davantage de marche que d’autres : le Phare de Gloria Friedmann nécessite par exemple environ 2 h 30 aller-retour à pied.
Pourquoi cette ligne est-elle particulière ?
Sur certains secteurs, quelques mètres suffisent pour faire basculer une goutte de pluie vers deux bassins versants différents. Le projet artistique rend visible cette frontière naturelle grâce aux œuvres et aux interventions de paysagistes.
Le petit truc en +
Le Partage des Eaux continue d’évoluer : en 2026, le Parc des Monts d’Ardèche programme encore spectacles, balades accompagnées et nouvelles interventions autour de cette ligne. Ce n’est donc pas un parcours patrimonial figé.