À Gisors, l’histoire du château commence dès 1097 avec une motte fortifiée destinée à protéger la frontière normande face au royaume de France. Au XIIe siècle, le bois laisse place à la pierre : donjon octogonal, chemise, chapelle puis vaste enceinte transforment le site en l’une des grandes places fortes de la vallée de l’Epte.
Ce qui rend Gisors passionnant
Le château permet de lire plusieurs générations d’architecture militaire sur un même site. Sous Henri II Plantagenêt, une enceinte de plus de 800 mètres, défendue par huit tours, enveloppe le noyau central. Après la conquête de Gisors par Philippe Auguste en 1193, de nouveaux ouvrages témoignent directement de l’influence de l’architecture capétienne.
L’anecdote à connaître
Gisors est souvent associé aux Templiers dans l’imaginaire populaire, mais son intérêt historique dépasse largement les légendes de trésor. Sa position sur la frontière entre monde anglo-normand et royaume de France explique ses transformations successives et son rôle de résidence royale après son rattachement au domaine capétien.
Comment se visite le site en 2026 ?
Le parc du château reste accessible librement tous les jours. Du 15 avril au 30 octobre 2026, des visites permettent d’entrer notamment dans la Tour du Prisonnier, la motte et la tour Saint-Thomas, avec plusieurs départs quotidiens annoncés par la Ville de Gisors. La visite complète dure environ 1 h 30.
À savoir avant de venir
Les jardins sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, mais les tours et les reliefs de la motte impliquent davantage de contraintes. Pour comprendre la logique défensive du château, prenez le temps d’observer l’enceinte extérieure avant de monter vers le donjon : la topographie fait partie de la visite.