Dans le quartier marseillais de L’Estaque, un chemin pédestre d’environ 2 heures permet de retrouver les paysages qui ont accompagné plusieurs ruptures majeures de la peinture moderne. Cézanne, Braque, Derain, Dufy, Renoir ou encore Monticelli ont travaillé face au port, aux collines, aux viaducs et aux maisons du quartier.
Pourquoi L’Estaque compte-t-elle autant dans l’histoire de la peinture ?
Peu de lieux concentrent autant de périodes différentes : Cézanne y travaille dès les années 1870, Braque y poursuit ses recherches au début du XXe siècle, tandis que Derain et Dufy explorent à leur tour les couleurs et les formes du paysage méditerranéen. Impressionnisme, fauvisme et cubisme se croisent ainsi sur un territoire très resserré.
Que cherche-t-on pendant la balade ?
Le parcours part du secteur du port et invite à reconnaître dans le paysage actuel des motifs présents dans les tableaux : mer, cheminées industrielles, arches de viaducs, reliefs, maisons et vues sur la rade de Marseille. Il ne s’agit pas seulement de suivre des adresses d’artistes, mais de comprendre pourquoi ces lignes et ces contrastes ont nourri leurs recherches.
À savoir avant de partir
L’Office de Tourisme de Marseille présente le chemin des peintres comme une balade pédestre d’environ 2 heures. Le quartier est en pente par endroits : des chaussures confortables sont adaptées à ce format de découverte, surtout si l’on monte vers les points de vue qui intéressaient Cézanne.
Le petit truc en plus
L’Estaque permet de comparer plusieurs générations sur presque les mêmes motifs. Observer une vue en pensant successivement à Cézanne puis à Braque aide à voir comment le paysage réel peut devenir, quelques décennies plus tard, matière à simplification géométrique.