La cathédrale Saint-Julien résume plusieurs siècles d’architecture mancelle dans un seul édifice. Sa nef romane des XIe et XIIe siècles mène vers un chœur gothique du XIIIe siècle, puis un transept achevé aux XIVe et XVe siècles : la visite permet donc de lire très concrètement le passage du roman au gothique.
Ce qu’il faut regarder
Le chœur est entouré de treize chapelles rayonnantes et d’un double déambulatoire. Les vitraux couvrent plusieurs périodes de l’art du verre, avec notamment le vitrail de l’Ascension, daté du début du XIIe siècle. L’architecture extérieure mérite aussi un détour par le chevet et son réseau d’arcs-boutants.
Les 47 anges musiciens
Dans la chapelle de la Vierge, un concert peint de 47 anges musiciens occupe les voûtes. Réalisé à la fin du XIVe siècle, cet ensemble est précieux autant pour la peinture gothique que pour les instruments médiévaux qu’il représente, dont certains ont aujourd’hui disparu.
Une cathédrale liée aux Plantagenêts
Le monument est directement associé à l’histoire de la dynastie : Geoffroy Plantagenêt y épouse Mathilde, tandis que leur fils, le futur Henri II d’Angleterre, y est baptisé. Cette dimension historique prend tout son sens en prolongeant la visite dans la Cité Plantagenêt voisine.
La cathédrale se distingue donc moins par un seul chef-d’œuvre que par l’accumulation cohérente d’architecture, vitraux, peintures et histoire dynastique sur plusieurs siècles.