Sur les anciens remparts de La Rochelle, la tour de la Lanterne raconte plusieurs vies à la fois : tour maritime, amer pour les navigateurs, phare puis prison. Sa flèche gothique reste un repère très identifiable du front de mer rochelais.
Un ancien phare médiéval
À la fin du Moyen Âge, la tour est surmontée d’une flèche pour être visible de loin. Une lanterne de pierre transforme ensuite l’édifice en phare et en point de repère pour les bateaux entrant à La Rochelle.
Plus de 600 graffitis de prisonniers
À partir du XVIIe siècle, la tour sert de prison. Ses murs, sols, salles et escaliers conservent aujourd’hui plus de 600 graffitis laissés par des détenus au fil des siècles. Cette accumulation de traces donne à la visite une dimension très concrète, bien différente d’un monument resté vide.
De l’art dans la tour
Le cinquième niveau abrite la salle Jehan Mérichon et un sol réalisé en 1985 par Jean-Pierre Pincemin. Plus haut, des vitraux, un miroir et un mobile de Gottfried Honegger introduisent l’art contemporain dans l’architecture médiévale.
À savoir avant de venir
La Tour de la Lanterne fait partie des trois tours de La Rochelle, avec Saint-Nicolas et la Chaîne. Le billet des tours est proposé par le Centre des monuments nationaux et la réservation en ligne est possible.
Ce qui marque ici est le mélange des époques : phare, prison et lieu d’art se lisent les uns sur les autres avant d’atteindre le panorama du sommet.