Dans le 10e arrondissement, la Distillerie de Paris est une vraie distillerie urbaine installée au 60 rue du Faubourg-Saint-Denis. Ouverte après plusieurs années de démarches pour pouvoir installer légalement un alambic dans la capitale, elle produit sur place gins, vodkas aromatisées, brandies, liqueurs et désormais whisky.
Que voit-on pendant la visite ?
La visite commentée ouvre les portes de l’atelier de production. On y découvre les matières premières, les botaniques et surtout les alambics en cuivre, avec des explications sur les gestes de distillation et sur la manière dont Nicolas Julhès construit ses profils aromatiques.
La maison travaille notamment avec un alambic Holstein, suffisamment polyvalent pour produire plusieurs styles de spiritueux. Le parcours insiste autant sur la technique que sur le travail sensoriel autour des ingrédients.
Qu’est-ce qu’on déguste ?
La visite se termine par une dégustation commentée de plusieurs créations de la maison. Les explications permettent de relier les arômes retrouvés dans le verre aux botaniques, aux bases alcooliques et aux choix de distillation observés juste avant.
La spécialité
Le gin reste l’un des meilleurs points d’entrée : le Batch #1, par exemple, associe genièvre, coriandre et bergamote et est distillé directement au Faubourg-Saint-Denis. La maison produit également un single malt distillé et élevé à Paris, issu de cinq malts, avec des fermentations pouvant atteindre environ 300 heures puis trois ans d’élevage en fûts de chêne français Seguin Moreau.
À savoir avant de venir
En 2026, la visite de la distillerie est affichée à 18 € par personne. Elle se déroule au 60 rue du Faubourg-Saint-Denis, Paris 10e, sur réservation, et est réservée aux personnes majeures. Pour les groupes de cinq personnes, la maison annonce actuellement la cinquième place offerte.
Le petit truc en +
L’intérêt du lieu tient au contraste : on observe un véritable alambic et une production de whisky ou de gin en plein Paris, dans un quartier dense où l’on s’attend davantage à trouver des bars qu’un atelier de distillation. C’est précisément ce qui rend cette visite différente d’une simple dégustation parisienne.