À deux pas de l’Opéra de Lyon, Le Garet associe deux patrimoines rarement réunis dans un même restaurant : la cuisine de bouchon et la mémoire de la Résistance.
La table de Jean Moulin
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin fréquente clandestinement Le Garet et y rencontre notamment son secrétaire Daniel Cordier. Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon documente cet épisode. Une plaque indique encore aujourd’hui la place qu’il occupait habituellement, à droite en entrant, dos au mur pour surveiller les allées et venues.
Un bouchon sans détour
La cuisine reste fidèle au registre lyonnais traditionnel. Tête de veau, quenelles, andouillette, tablier de sapeur ou cervelle de canut composent l’univers de la maison, dans un décor de bistrot ancien fait de banquettes, chaises patinées et références lyonnaises.
Ce que l’on retient surtout, c’est que l’histoire n’est pas plaquée sur le restaurant : elle se lit encore dans la salle. Le Garet permet ainsi de relier un repas typiquement lyonnais à un lieu réellement fréquenté par l’une des grandes figures de la Résistance.