À Fleurieu-sur-Saône, au nord de Lyon, la Distillerie du Rhône ouvre son véritable lieu de production aux visiteurs. Ludovic Perron y crée des spiritueux gastronomiques à partir de botaniques locales, avec une approche très technique autour du gin, de la vodka et des liqueurs.
Que voit-on pendant la visite ?
La visite se déroule au milieu des machines, alambics et botaniques réellement utilisés pour produire les cuvées. Ludovic explique le parcours des ingrédients, la préparation des plantes, la distillation puis l’embouteillage et l’étiquetage, réalisés artisanalement sur place.
La distillerie possède deux alambics conçus spécifiquement pour son travail : un petit modèle de 50 litres utilisé pour les essais et la création de recettes, et un appareil de 380 litres destiné aux productions plus importantes.
La spécialité
Le Gin n°1 ADN incarne le mieux le projet : une cuvée bio construite autour de plantes et saveurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La maison pousse parfois beaucoup plus loin le travail botanique : le Gin 100 associe plus de 100 botaniques françaises, avec plusieurs macérations et distillations.
Qu’est-ce qu’on déguste ?
La visite se termine par une dégustation commentée de gins, vodka et liqueur aux côtés du distillateur. Ludovic explique aussi comment choisir un tonic adapté au profil d’un gin, ce qui donne une dimension assez pratique à la dégustation.
À savoir avant de venir
En 2026, les visites et dégustations se font sur rendez-vous directement à la distillerie, au Centre artisanal Bleu Guimet, P05 allée Guimet, 69250 Fleurieu-sur-Saône. Le site est habituellement ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h ; le samedi, l’accueil se fait uniquement sur rendez-vous.
Le site officiel ne publie pas actuellement de tarif fixe pour la visite classique : mieux vaut demander directement la formule disponible lors de la réservation.
Le petit truc en +
Les deux alambics conçus par Ludovic permettent de passer de l’expérimentation à la production sans changer de philosophie. Pour quelqu’un qui s’intéresse à la création d’une recette, voir côte à côte le 50 L de laboratoire et le 380 L de production est particulièrement parlant.