Installé depuis 1933 dans d’anciennes maisons de pêcheurs de l’Île d’Aix, le Musée Africain conserve la présentation imaginée par le baron Napoléon Gourgaud à partir des collections rapportées de ses expéditions en Afrique.
Un musée resté marqué par les années 1930
Deux longues galeries présentent des animaux naturalisés par la maison londonienne Rowland Ward, dans des dioramas représentant notamment le Mont Kenya, le Kilimandjaro et différents paysages d’Afrique orientale. Le décor et la muséographie ont gardé l’esprit de l’époque de création du musée.
Des collections qui dépassent la zoologie
Le parcours rassemble aussi des objets ethnographiques, dont des masques du Gabon, des armes et des boucliers. Une partie de la visite permet ainsi de comprendre la manière dont un collectionneur européen du début du XXe siècle constituait et présentait ce type d’ensemble.
Une histoire singulière : le dromadaire de Bonaparte
Le musée présente également le parcours du dromadaire associé à Bonaparte, une pièce devenue emblématique de la collection et dont l’histoire relie les campagnes napoléoniennes aux collections scientifiques.
À savoir en 2026
Le Musée Africain se visite avec le Musée Napoléon voisin. Le tarif plein annoncé est de 6 €, avec gratuité pour les moins de 26 ans résidents de l’Union européenne et pour tous le premier dimanche du mois.
C’est une visite très différente du patrimoine militaire de l’île, et l’une des plus singulières pour comprendre l’histoire des collections et de la muséographie au XXe siècle.