Notre-Dame de Liesse permet de lire deux Annecy superposées : une fondation médiévale des comtes de Genève et une grande reconstruction du XIXe siècle marquée par le néoclassicisme sarde.
Des comtes de Genève à la Révolution
Fondée au XIVe siècle près d’un petit oratoire et d’une maison hospitalière, l’église devient une collégiale où les comtes de Genève font établir leurs sépultures. Vers 1530, Charlotte d’Orléans, épouse de Philippe de Savoie-Nemours, finance la construction du clocher.
Pourquoi l’église semble-t-elle plus récente ?
En 1793, le chœur est détruit afin d’aménager la place actuelle, tandis que le reste du bâtiment sert de magasin de fourrage pour l’armée. L’église est ensuite largement reconstruite en 1846 par François Justin et son orientation est inversée. Le clocher reste ainsi l’un des témoins les plus visibles de l’édifice antérieur.
Le détail architectural
Façade, chevet et décor intérieur illustrent le vocabulaire néoclassique développé en Savoie sous le royaume de Sardaigne entre 1830 et 1850. Cette couche du patrimoine annécien contraste avec le gothique de Saint-Maurice et de la cathédrale Saint-Pierre. L’accès est gratuit toute l’année depuis la place Notre-Dame.